Région Poitou-Charentes - Espace environnement industriel : RISQUES ACCIDENTELS |
L'activité de la chimie de spécialité rend parfois nécessaire l'utilisation de produits dangereux, voire toxiques. Pour la région Poitou Charentes, les sites de Rhodia Electronics & Catalysis à La Rochelle (17) et Rhodia Opérations à Melle (79) utilisent un gaz, l’ammoniac, dans certains procédés de production. Compte tenu du très important potentiel de danger que représentait l'utilisation de ce gaz, la DRIRE Poitou-Charentes a demandé à ces exploitants de réduire ces risques à la source, et pour un même gaz toxique, ces deux sites ont retenu deux démarches différentes.
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Rhodia Electronics & Catalysis approvisionnait son site par wagons d'ammoniac sous forme de gaz liquéfié. Ce dernier était par la suite mis en solution pour obtenir une solution ammoniacale. L'ammoniac, du fait de sa forme gazeuse et de sa toxicité, entraînait, dans l'hypothèse d'une fuite suivie une dispersion atmosphérique, des zones d'effets sortant des limites du site de près de 1 900 m en l'absence L'exploitant, suite à sa réflexion, a choisi de modifier le mode d'approvisionnement et le fonctionnement de son site par un approvisionnement en solution ammoniacale très concentrée (qui présente l'avantage d'être une solution liquide, donc limitant considérablement les émissions atmosphériques d’ammoniac) complété d'une dilution locale de cette solution pour qu'elle soit compatible avec les procédés de fabrication. Ce choix a entraîné la modification technique du poste de dépotage, et la mise en place d'une unité de dilution de la solution ammoniacale. Le coût d'investissement de ces actions s'est élevé à 200 000 euros. Les charges supplémentaires de fonctionnement sont évaluées entre 100 000 et 200 000 euros/an. Les modélisations des différents scénarios d'accidents au niveau du poste de dépotage, montrent aujourd'hui que les zones d'effet toxique sont contenues à l'intérieur du site.
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Début 2006, Rhodia Opérations stockait l’ammoniac gaz dans deux réservoirs aériens destinés à alimenter les ateliers de production de Rhodia et Danisco (la seconde société exploitante sur la plateforme chimique de Melle). Ce produit, du fait de sa forme gazeuse et de sa toxicité, entraînait dans l'hypothèse d'une fuite suivie d’une dispersion atmosphérique, des zones d'effets qui sortaient des limites du site de près de 2800 m en l'absence d'intervention humaine et de dysfonctionnement des barrières techniques de sécurité.
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| Pour réduire le risque lié à l'utilisation du produit, l'exploitant a envisagé trois possibilités : |
L'étude technico-économique demandée par la DRIRE a montré que les deux premières hypothèses n'étaient pas envisageables d'un point de vue technique ou économique, voire d'un point de vue global de sécurité, car une diminution des quantités stockées pouvait conduire à augmenter le nombre de livraison de ce gaz et donc reporter sur les routes le stockage de ce produit. Après de lourds travaux de recherche et développement, une évolution du procédé chimique s'est avérée possible pour les productions. Le recours à ce produit a ainsi été évité en modifiant le procédé. Le coût de cette action est de 192 000 euros d'investissement. En outre sur la plateforme de Melle, la société Danisco ayant programmé une modification de ses gammes de produits, n'utilisera plus ce produit au 1er juillet 2007. Cependant, l'exploitant du site n'a pas dans l'immédiat décidé de renoncer à l'usage de ce produit sur la plateforme, mais simplement annoncé un inertage de ses capacités de stockage, supprimant donc temporairement ce risque sur ce site, mais en conservant la possibilité de réactiver ce stockage à l'avenir. Ceci conduit donc à devoir maintenir les principes de maîtrise de l'urbanisation autour de ce site et de devoir préparer le plan particulier d'intervention en prenant en compte ce produit.
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