Région Poitou-Charentes - Espace environnement industriel : EAU |
Dans ce cadre, la SNCF a dû constituer un nouveau dossier de demande d'autorisation d'exploiter qui a été soumis à enquête publique et aux diverses consultations administratives. En particulier, l'étude d'impact des activités de l'établissement a permis de
lister et de caractériser les rejets d'effluents industriels et domestiques. Il est en fait apparu que le site disposait d'un grand nombre de points de rejet liés par exemple aux différentes opérations de lavage effectuées sur les voitures et que les réseaux d'assainissement existants étaient en mauvais état et difficilement repérables à
l'intérieur d'un site si vaste. Ces effluents susceptibles de contenir des polluants étaient, dans leur très grande majorité, envoyés directement dans la Charente sans prétraitement préalable. Conscients qu'une telle situation n'était plus tolérable et qu'il n'obtiendrait pas une autorisation pour la poursuite des activités dans de telles conditions, les dirigeants de la SNCF ont décidé de lancer un vaste programme de modernisation de leurs réseaux d'assainissement qui devrait s'achever le 1er juillet 2010. Cette opération nécessitant d'importantes études d'ingénierie est évaluée à un coût avoisinant les 5 millions d'euros, sachant que l'exploitant a déjà commencé à réduire sensiblement son nombre de points de rejet en centralisant ses opérations de lavage de pièces. Dans l'attente de la mise en œuvre de cette solution pérenne qui devrait conduire à la création d'une station de traitement interne avant rejet des effluents industriels dans le réseau d'assainissement communal, la SNCF a installé depuis le
1er juillet 2008 plusieurs dispositifs de récupération de ses eaux potentiellement polluées qui sont ensuite éliminées par les filières de traitement autorisées. Cette solution transitoire imposée par l'inspection des installations classées a permis de supprimer d'ores et déjà tout rejet direct des effluents industriels dans le milieu naturel avec un investissement de 208 kEuros et des charges annuelles liées à l'élimination des déchets dangereux estimées |