Région Poitou-Charentes - Espace environnement industriel : AIR


 
IDENTITE

Nom
: AMCOR Flexibles Venthenat
Adresse : route de Chalais - Barbezieux (16)

Activité :
Conception et impression d'emballages de films souples plastiques pour les produits
alimentaires frais (fromages, laitages,…)

Les chiffres :

  • 50 millions d’euros de chiffres d’affaires
  • 278 salariés

La réglementation environnement :

  • installation soumise à autorisation au titre des rubriques 1432, 2450 et 2920 de la nomenclature des installations classées

Principale nuisance :

  • émission COV (10ème émetteur français en 2005)

 

 

 

 

Les COV représentent une préoccupation importante en matière de pollution photochimique. Ils interviennent en effet dans la production d'ozone dans la basse atmosphère (ozone troposphérique), notamment par réaction avec les oxydes d'azote sous l'action des ultraviolets.

Plan de l'installation de traitement

 

Historique et prévisions des émissions de COV (en tonnes)

 

Evolution du projet (en rouge : actions de l'inspection / en vert : actions de l'exploitant)

  • 5 mars :
    • Arrêté d'autorisation d'exploiter délivré à Danisco Flexible. Un planning de réduction des émissions de COV est acté en annexe de l'arrêté.
    • Danisco Flexible s'est engagé sur le remplacement des solvants générateurs de COV par des produits aqueux.
  • 27 février
    • 27 février Arrêté préfectoral autorisant l'extension des activités du site. Les valeurs limites d'émission de COV sont sévérisées pour les années de 2003 à 2007.
    • Commercialisation par Danisco des premiers films d'emballage imprimés à partir d'encres à l'eau.
  • 6 septembre
    • Rachat de l'entreprise par le groupe australien AMCOR et mise en place d'un plan de redressement.
  • 8 avril
    • Les engagements de réduction des émissions de COV ne sont pas respectés par l'exploitant et le choix des voies de réduction des émissions de COV est remis en cause.
    • Arrêté préfectoral complémentaire imposant la remise d'un dossier technique.
  • 10 novembre
    • Remise du dossier technique : révision de l'étude d'impact (danger et risque pour la santé) et choix de l'oxydation thermique comme voie de traitement de COV.
  • 16 avril
    • Inspection sur site visant à évaluer l'avancée des mises en conformité vis-à-vis des émissions de COV.
  • 10 août
    • Arrêté préfectoral imposant une réduction de l'activité d'AMCOR en cas de pic de pollution à l'ozone sur le département de la Charente.
  • avril/novembre
    • L'exploitant configure ses 9 machines de production pour permettre un traitement des COV.
  • 30 mars
    • Inspection sur site pour contrôler le phasage des travaux.
  • octobre-novembre
    • Renforcement de la totalité de la structure du bâtiment de production.

  • Janvier
    • Achèvement de la mise en place de la gaine de collecte centrale.
    • Début de la campagne de mesure des COV en sortie de gaine pour dimensionner l'oxydeur thermique régénératif (OTR).
  • 16 septembre
    • Commande de l'OTR.
  • 19 octobre
    • Réunion sur site entre l'exploitant et l'inspection :
      - évaluation de l'avancée des travaux,
      - renforcement de l'intégration paysagère du dispositif de traitement,
      - définition des paramètres de suivi des émissions atmosphériques.
  • Décembre/juin
    • Mise en place de l'OTR sur site et réalisation de rapports mensuels comme demandé le 19 octobre 2006
  • 5 juin
    • Démarrage du brûleur de l'OTR.
  • 22 juin
    • Réunion de cadrage entre l'exploitant et l'inspection visant à évaluer l’efficacité de traitement des COV par l'OTR.
  • 3 juillet
    • Présentation au CODERST du projet d’arrêté préfectoral complémentaire renforçant les prescriptions (valeurs limites, surveillance,...)

Bilan
 
  • Investissement de 4,7 millions d'euros sur 4 ans pour le projet.
  • 20 mois de retard par rapport à l'échéance réglementaire française du 30.10.05 mais respect de l'échéance européenne au 30.10.07.
  • Traitement des COV par incinération ; le procédé de régénération des solvants étudié n’a pas été retenu par le groupe (surcoût de 3 millions d’euros et gestion technique complexe).
  • Une entreprise sauvegardée et ayant des rejets de COV conformes à la réglementation (participation à hauteur d'environ 0,14 % à l'effort français de réduction des émissions de COV).